Communiqué de presse : sophrologie, cadre professionnel et techniques utilisées

La SBSR rappelle que les outils utilisés en sophrologie reposent sur des techniques dont les effets ont été largement étudiés

À la suite de récentes publications parues dans la presse à propos de la sophrologie, la Société Belge de Sophrologie et de Relaxation (SBSR) souhaite rappeler certains éléments factuels concernant cette discipline.

La sophrologie est une approche d’accompagnement non médicale qui s’appuie sur un ensemble structuré de techniques complémentaires, pouvant être décrites comme une boîte à outils, permettant un mieux-être et favorisant l’autorégulation.

Ces techniques ne sont pas spécifiques à la sophrologie et ont fait l’objet de nombreuses recherches scientifiques en psychologie, en neurosciences et dans le domaine de la santé.

Les exercices de relaxation musculaire ont notamment été associés à une diminution du stress et de l’anxiété. Une étude clinique randomisée menée en 2022 auprès d’infirmières en contexte de pandémie de COVID-19 1 a montré une réduction significative du stress et de l’anxiété grâce à la relaxation musculaire progressive.

Par ailleurs, un article consolidant les résultats de 46 publications issues de 16 pays différentes a démontré les bienfaits de la relaxation musculaire sur le stress, l’anxiété et la dépression.2

Les techniques respiratoires font également l’objet d’un corpus scientifique important. Une synthèse d’études publiée en 2019 a mis en évidence les effets positifs de la respiration diaphragmatique sur la réduction du stress physiologique et psychologique chez l’adulte. 3

De même, les travaux consacrés à la cohérence cardiaque rapportent par ailleurs des effets sur la régulation du stress, la variabilité de la fréquence cardiaque et l’anxiété. 4

La visualisation mentale constitue un autre outil fréquemment utilisé en sophrologie. Les recherches en neurosciences indiquent que l’évocation mentale d’images positives peut activer des réseaux cérébraux impliqués dans la régulation émotionnelle et les états affectifs positifs.5

De plus, selon l’étude de Kanthack et al. (2017), l’imagerie motrice peut améliorer la mobilité sans mouvement réel et pourrait soutenir les mécanismes cérébraux de neuroplasticité essentiels à la rééducation et à la récupération motrice.6

La SBSR rappelle que la sophrologie ne constitue pas un traitement médical et ne se substitue pas à une prise en charge médicale ou psychologique lorsque celle-ci est nécessaire. Elle s’inscrit comme une approche complémentaire centrée sur l’accompagnement de traitements médicaux ou médicamenteux.

La SBSR tient également à préciser que ses membres effectifs sont des sophrologues ayant suivi une formation structurée d’au minimum deux ans en sophrologie, incluant l’apprentissage des techniques, leur pratique et leur encadrement. Cette exigence vise à garantir un cadre professionnel sérieux et respectueux des limites de la discipline.

Dans un contexte où les enjeux liés au stress, à l’épuisement et à la santé mentale occupent une place croissante dans la société, la SBSR souligne l’importance de s’appuyer sur des informations nuancées et fondées sur les connaissances scientifiques disponibles.

  1. https://link.springer.com/article/10.1186/s12888-022-04456-3 ↩︎
  2. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10844009/ ↩︎
  3. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31436595/ ↩︎
  4. https://europepmc.org/article/MED/10999236 ↩︎
  5. https://europepmc.org/article/MED/9572006 ↩︎
  6. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28487221/ ↩︎

Pour la Société Belge de Sophrologie et de Relaxation
Le Conseil d’administration de la SBSR

Publié le 18 juin 2026